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La sainteté pour tous

Au lendemain de la canonisation de deux papes du XXe siècle, il est bon de (se) rappeler que les papes, religieux et religieuses ne sont pas seuls appelés à la sainteté !

« La canonisation de Vatican II » titrait « La Libre Belgique » fin avril, à l’occasion des canonisations des papes Jean XXIII et Jean-Paul II proclamées en présence des papes François et Benoît XVI. De plus, la béatification de Paul VI, antichambre de sa canonisation, est annoncée pour octobre prochain, alors que plus de quatre-vingt papes ont déjà été canonisés et neuf béatifiés.

Canoniser ensemble Jean XXIII et Jean-Paul II montre l’importance accordée au concile Vatican II ou que « élever sur les autels » ces deux papes, c’est « canoniser Vatican II ». Mais c’est aussi rappeler qu’en n’étant « que pape », comme il disait, et un « pape de transition », comme on a dit de lui, Jean XXIII a, lors d’un court pontificat, encouragé l’Eglise à dialoguer avec la Société pour qu’Elle entre dans le monde contemporain, ainsi qu’il l’avait fait comme délégué apostolique pour la Turquie et la Grèce ou encore comme nonce apostolique à Paris. Et canoniser Jean-Paul II, c’est rappeler qu’il a contribué à la mise en œuvre de Vatican II lors des vingt-cinq années qu’il a vécues à Rome et de par le monde.

Aux côtés d’autres

Mais il ne faut pas être pape ou clerc pour pouvoir accéder à la sainteté. Vatican II l’a affirmé ainsi au chapitre IV (sur les laïcs) de sa constitution « Lumen Gentium » : « Si donc dans l’Eglise tous ne cheminent pas en suivant la même voie, tous cependant sont appelés à la sainteté et ont reçu en partage une foi du même prix par la justice de Dieu. ».

Toutefois, être saint, c’est bien être un modèle de vie chrétienne : « Damien inspire », ai-je lu sur une affiche, à Leuven, où l’apôtre des lépreux est enterré. Car être saint ou sainte, c’est être un modèle inspirant grâce à ce qu’il ou elle a vécu dans sa vie.

Ainsi, il y a des hommes d’Eglise que nous aimerions voir « élevés sur les autels » ou plutôt compter parmi les « élus » : Helder Camara, Joseph Cardijn, Oscar Romero, l’Abbé Pierre et le récemment décédé évêque brésilien Tomas Balduino, qui ont tous été des modèles dans la défense de la dignité humaine. Mais il y a aussi des laïcs comme ce père de l’Europe qu’est Robert Schuman et des adeptes d’autres confessions ou religions, comme Albert Schweitzer, Martin Luther King, Gandhi, ou encore des personnes de notre entourage immédiat dont on dit que ce sont des vrais saints. Ainsi, ils sont bien justes ces mots d’une petite fille pour qui « un saint, c’est quelqu’un qui laisse passer la lumière », même s’il faut aller au-delà de sa source d’inspiration qu’étaient des vitraux d’église.

Le reconnaît le Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise catholique en citant Jean-Paul II à propos des laïcs : « …les fidèles peuvent contribuer comme du dedans à la sanctification du monde, à la façon d’un ferment, en exerçant leurs propres charges sous la conduite de l’esprit évangélique, et (…) manifester le Christ aux autres avant tout par le témoignage de leur vie. ».

De plus, il y a certainement un parallèle à faire entre l’appel à la sainteté et ce que nous avons célébré en mai à la Journée des Vocations en nous rappelant, comme l’a fait le journal « Dimanche », qu’il existe plusieurs types de vocations et que vocation vient du latin « vocatio » signifiant appel. Mais pas n’importe quel appel puisqu’il vient de Dieu et pour une mission bien précise !

Enfin, espérons et prions pour que d’autres prêtres, religieux et religieuses, laïcs mariés ou célibataires, soient appelés à faire passer la lumière du Christ au monde et à compléter ainsi la litanie des saints !

Peter Annegarn, président du C.I.L.

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