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Des souhaits pour le Synode sur la Famille

A quelques semaines du Synode des Evêques sur la Famille, « Couples et familles » nous partage ses attentes :

L’annonce d’un synode sur le thème de la famille était inattendue. Elle nous a réjouis. Par elle, et plus encore par l’envoi qui s’en suivit du questionnaire aux évêques, et à travers eux à tous les chrétiens, pour la première fois depuis Vatican II, l’institution ecclésiale appelait chacune et chacun à se pencher sur l’ensemble des questions qui se posent aux couples et aux familles. Sans mettre en cause ses positions antérieures, elle invitait pourtant à les revisiter en référence à la foi en Jésus-Christ et tenant compte de l’évolution du monde.

Les critiques dont a fait l’objet le questionnaire n’y changeaient rien : bien ou moins bien posées, ses questions, comme la place qu’il laissait à des interpellations qu’il ne soulevait pas, laissaient pertinente l’impression première d’une bonne nouvelle.

Qu’attendre ?

C’était il y a plus d’un an. A présent, le synode n’est plus qu’à quelques semaines de nous.

L’association « Couples et familles », qui publie les « Nouvelles Feuilles Familiales », a répondu au questionnaire. Cela l’a donc amenée elle aussi à faire le point de ce qui lui semble important aujourd’hui [1].

Nous osons espérer, dans la confiance en la sincère volonté de servir des pères synodaux et dans l’esprit de cet appel à une réflexion commune, qu’ils apporteront aux chrétiens, mais aussi à toutes les femmes et à tous les hommes de ce temps, des éléments et un souffle nouveau pour que cette réflexion se poursuive.

Pourquoi et comment constituer famille aujourd’hui, et non seulement dans nos sociétés occidentales, sont en effet des questions qui constituent d’énormes enjeux, à propos desquels l’Eglise doit interpeller dès lors que sa parole a des répercussions sur l’ensemble de la société contemporaine.

L’impact de cette parole sera « bonne nouvelle » si, sans chercher à imposer, elle s’attachera à appeler à la justesse de nos relations humaines dans l’Esprit de l’Evangile, qui ne cesse de nous décentrer de nos certitudes.

Oser espérer

Si le synode estime devoir proposer des repères ou des balises sur les questions de vie affective et sexuelle, d’accès des divorcés-remariés aux sacrements, d’unions de personnes de même sexe ou encore de moyens de régulation des naissances … , seraient-ils en continuité avec les préceptes auxquels l’Eglise s’est référée jusqu’ici, voilà qui romprait déjà avec leur traduction traditionnelle en interdits ou en contraintes. A l’encontre des règles édictées jusqu’ici, nous n’attendons pas qu’en soient prescrites d’autres, seraient-elles fondées sur ce que nous considérons essentiel.

Notre espoir est que les pères synodaux parviennent à cerner de manière adéquate les questions qui se posent au monde d’aujourd’hui, en les accompagnants des éléments primordiaux à prendre en considération, de sorte qu’elles aident à une réflexion en profondeur à leur propos.

Vivre, c’est se confronter à des réalités dissemblables qui ne sauraient recevoir de solutions uniformes. Puisse dès lors cet appel à la réflexion se faire dans un souci marqué de respecter la conscience de chacune et de chacun, voire en appelant à ce que cette conscience s’exerce en plénitude, certes en fonction des aspirations personnelles et de couple, mais aussi en fonction de l’impact de nos décisions sur notre entourage et sur la société entière.

Au nom de « Couples et Familles »,
Jean Hinnekens, président

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