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Des cours de religion (ou cours philosophiques) dans l’enseignement

Communiqué de presse du 29 mars 2014

Le Conseil Interdiocésain des Laïcs, en assemblée générale du 15 mars dernier, a été interpellé par certains de ses membres au sujet de la problématique des cours de religion (dénommés officiellement cours philosophiques) dans l’enseignement.
Suite à la lecture de deux communiqués de presse, l’un émanant de la CSC – Enseignement [1] et l’autre de Mgr Harpigny, évêque de Tournai en charge, pour la Conférence épiscopale, du cours de religion catholique [2], l’ensemble des membres de ce Conseil veulent, par ce communiqué, rejoindre la position des instances déjà citées ainsi que celle de l’UFAPEC [3] qui, elle aussi, s’est exprimée dans cette problématique.
Dans sa réalité plurielle, le Conseil Interdiocésain des Laïcs joint sa voix unanime pour appuyer les arguments mis en évidence par certains de ses membres, pour apporter son point de vue dans ce débat en rappelant ou en avançant les arguments suivants.

  1. L’opposition à la discrimination des maîtres et professeurs de religion puisque l’avant-projet de décret modifiant les titres et fonctions pour tous les membres du personnel enseignant ne concerne pas cette catégorie.
  2. Le maintien obligatoire des cours de morale et/ou de religion, non seulement pour éviter des conséquences désastreuses sur le plan de l’emploi, mais aussi pour garantir, à travers ces cours qui sont des lieux d’éducation de la personne dans toutes ses composantes, la liberté des différentes convictions au sein de la société belge.
  3. La prise en compte des travaux réalisés par le groupe technique, groupe constitué par les autorités politiques et travaux qui ont servi de base pour la rédaction de l’avant-projet de décret ; conséquemment, le refus de renvoyer l’exercice d’une nouvelle rédaction à une partie du groupe technique alors que toutes les composantes avaient marqué leur accord.
  4. La nécessité de dissocier, d’une part, la reconnaissance des titres et fonctions pour les professeurs de religion et, d’autre part, la réflexion sur l’opportunité de maintenir ou non des cours de religion dans un programme scolaire.
  5. L’opposition à ce qui paraît, de plus en plus, comme la volonté d’imposer une conviction – à savoir la neutralité – au détriment des autres, car « la neutralité n’est pas neutre » [4] à moins de la comprendre comme l’esprit dans lequel doivent s’enseigner toutes les branches du savoir en se limitant aux contenus de connaissance et en excluant la recherche de sens.

Pour le CIL
Peter Annegarn, président.

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[1CSC – Enseignement/Actualités/ Communiqués CSC-E

[4Nadia Geerts, La neutralité n’est pas neutre, Ed. La Muette

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