Accueil > Publications > e-Sillages > Novembre-décembre 2011 - janvier 2012

Commission Interdiosésaine de Pastorale Familiale. CIPF.

Secrétariat : Rue de la Linière 14 à 1060 Bruxelles.

Que peut on mettre derrière ces mots ?

Une commission, d’après le dictionnaire, est un ensemble de personnes désignées ou choisies en son sein, par une assemblée, pour étudier et proposer des projets, surveiller divers actes, coordonner des actions ou permettre l’échange d’informations. D’entrée de jeux, le mot « surveiller » doit être entendu dans son sens positif d’éducation, de conseiller, et absolument pas dans un sens de « gendarme ». La commission n’en a d’ailleurs ni la volonté ni le réel pouvoir.

Son modus operandi est assez classique, avec un bureau composé de l’évêque référendaire, en ce moment Mgr Warrin, un trésorier, une secrétaire et deux ou trois représentants des diocèses, et une assemblée générale. Cette commission regroupe donc les responsables des différentes équipes de pastorale familiale de chaque diocèse ou vicariat francophones, accompagnés de quelques membres de ces équipes, mandatés par leur évêque.

Que fait la commission ?

- Au cours de ses rencontres, la CIPF propose des journées de travail, avec un thème qui est le reflet des soucis ou des joies des pastorales familiales ou qui aborde une problématique spécifique comme, par exemple, « comment durer en couple ? ».

Il n’entre pas dans ses objectifs de donner des réponses toutes faites, mais bien de susciter une réflexion sur un sujet commun, afin que chaque diocèse puisse apporter sa collaboration, sa participation et sa sensibilité propre pour répondre à la question et ensuite, s’il y a lieu, déterminer une action générale, dont la mise en place reste du ressort autonome de chaque diocèse ou vicariat.

Les préoccupations actuelles de la commission étant surtout axées sur l’approche du « couple » dans toutes ses acceptions, la part belle est donnée d’une part aux rencontres de préparation au mariage, et d’autre part aux rencontres avec les personnes qui vivent des situations de séparation, divorce, remariage, avec les familles monoparentales ou recomposées, etc.

Il est important de souligner ici que ces situations difficiles font clairement l’objet d’une très grande attention de la part des pastorales familiales et que l’accueil qui est fait à ces problématiques et aux personnes qui sont derrière, ne reflète en rien les clichés selon lesquels les personnes divorcées, séparées seraient « bannies » de l’Eglise, bien au contraire !

- Après ces travaux sur un thème donné, la commission aborde la présentation des réalisations et des préoccupations des pastorales familiales propres à chaque diocèse ou vicariat. Chaque équipe rapportant alors au groupe le résumé de son action sur le terrain. Ce temps fort d’échange et d’écoute de ce qui se vit et se réalise ailleurs est source d’inspiration pour chacun, les idées étant toujours bonnes à prendre dans la réalisation d’une pastorale difficile. En effet, la pastorale familiale à elle seule pourrait rassembler pratiquement toutes les pastorales. Quel lieu peut-il mieux convenir pour une pastorale de baptême, que la famille où est né l’enfant ? Quel lieu meilleur que la famille pour élaborer et développer une pastorale des vocations ? Y a-t-il meilleur endroit que la famille pour rencontrer les pauvretés ou accompagner des souffrants et des malades dans leur milieu de vie, et in fine, dans la pastorale du deuil ? Car c’est encore et toujours au sein de la famille que cela se joue pour l’essentiel.

Comme on peut le voir dans cette façon d’aborder les choses, la pastorale familiale aurait donc une tâche de travail énorme et il est clair que ce n’est pas réalisable.

Cependant, longtemps cantonnée dans la préparation au mariage et à tout ce qui entoure le couple, la pastorale familiale doit évoluer vers une offre de contacts avec tous les acteurs spécifiques, en centralisant en son sein non pas les acteurs de terrain (chaque pastorale propre continuant à exister et à travailler indépendamment), mais la coordination de tout ce qui se vit et existe au cœur de nos diocèses ou vicariats et où la famille est impliquée d’une quelconque façon.

Devenant lieu de rencontres, d’informations, de journées de fêtes, de rassemblements des familles, la pastorale familiale (bien que le sujet devrait plutôt être la CIPF) pourra jouer pleinement son rôle qui lui est propre, d‘« animer » les familles.

La commission a donc une place d’importance dans la coordination des actions qui sont menées comme soutien aux uns et aux autres dans leurs engagements, comme aiguillon qui agace parfois mais qui fait avancer.

Majoritairement composées de laïcs, pour la plupart bénévoles, les équipes de pastorales familiales qui composent la commission, sont plongées au cœur de nos paroisses et se veulent être le reflet du ressenti de la population.

Soucieuse donc de prendre en compte les différentes facettes qui font la « famille », la commission essaie de se tenir informée de ce qui se vit dans notre Eglise. C’est aussi une des raisons de sa présence au sein du CIL.

Bernard Delzenne,
délégué de la CIPF au CIL.

    Partager cet article sur :
  • Facebook
  • Twitter

e-Sillages - La lettre du CIL

Vous désirez être tenu(e) au courant de nos activités?



C.I.L.

1, rue Guimard
B 1040 Bruxelles
Tél : 02.509.96.24
Courriel : cil@cil.be

BE43 7995 5016 4501

RSS